Gérer votre entreprise
Un chef d’entreprise doit connaître les obligations comptables, fiscales et sociales liées à son activité. Les tableaux de bord vous aident à piloter votre entreprise pour éviter les mauvaises surprises.
La gestion d'une entreprise est soumise à de nombreuses obligations, et une mauvaise organisation peut mener à des difficultés qui peuvent affecter les performances de votre entreprise. Voici toutes les informations utiles ainsi que quelques conseils pour mieux piloter votre entreprise.
Les obligations comptables
Toute entreprise se doit de tenir sa comptabilité de façon régulière, peu importe son activité et ses statuts, c'est-à-dire :
- Émettre des factures, sauf pour des ventes de marchandise à des particuliers (hors ventes à distance) ;
- Enregistrer toutes les pièces comptables de façon chronologique et les conserver pendant 10 ans minimum ;
- Recenser les actifs et les passifs de l'entreprise au moins une fois par an ;
- Établir les comptes annuels de clôture de chaque exercice (bilan, compte de résultat, annexe) ;
- Détenir un compte bancaire professionnel.
Les obligations fiscales
Vous devez déclarer auprès de l'organisme responsable votre début d'activité, tout changement concernant votre entreprise (nouvelle activité, changement de domiciliation, nouveau salarié, etc.) ainsi que toute cessation d'activité. Cet organisme responsable dépend de votre activité :
- Activités primaires - Chambre d'Agriculture et de la Pêche Lagonaire (CAPL) ;
- Activités non commerciales - Direction des Impôts et des Contributions Publiques (DICP) ; https://www.service-public.pf/dicp/, https://mesimpots.gov.pf/compte/
- Toutes autres activités - Centre de Formalités des Entreprises géré par la CCISM
Les importations annuelles
Vous devez déclarer le montant de vos importations annuelles (en valeur CAF) avant le 31 janvier de l'année en cours, pour les importations de l'année précédente.
Valeur CAF : valeur du bien à la frontière du pays importateur, avant paiement des impôts et droits, et à laquelle on rajoute les frais de transport et d'assurance nécessaires à son arrivée sur le territoire.
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
Toute personne exerçant une activité économique non-salariée est assujettie à la TVA, sauf pour les produits et services exonérés :
- Les produits de première nécessité
- L'essence, le fioul, le gazole et le gaz
- Les objets d'artisanat traditionnels s'ils sont vendus directement par leur fabricant
- Les produits de l'agriculture ou de la pêche non transformés
- Les exportations de biens
- Les prestations de services directement liées à l'exportation
- Les prestations des professions médicales et paramédicales
- Les locations de logements ou de locaux nus ou meublés
- Le transport interinsulaire de marchandises
La TVA a 3 taux différents :
- Taux réduit de 5 % - Produits alimentaires, prestations de services relatives au transport de voyageurs, à l'hébergement dans les établissements hôteliers, à la fourniture d'électricité
- Taux intermédiaire de 13 % - Toutes prestations de services non exonérées et non soumises au taux réduit
- Taux normal de 16 % - Tous les produits, sauf les produits exonérés ou soumis au taux réduit
Toute entreprise assujettie à la TVA doit déclarer sa TVA et la reverser à la Recette des impôts (DICP), selon les modalités et les délais imposés par leur régime de TVA.
Entreprises soumises à l’impôt sur les transactions avec déclaration du CA annuel (hors TVA) | Entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés avec déclaration des bénéfices ou revenus |
|---|---|
| Entreprise individuelle (EI) | Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) – Si l’option impôt sur les sociétés a été choisie |
| Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) | Société à responsabilité limitée (SARL) |
| Société en nom collectif (SNC) | Société en nom collectif (SNC) – Si l’option impôt sur les sociétés a été choisie |
| Société anonyme (SA) | |
| Société par actions simplifiée (SAS) | |
L’impôt sur les transactions :
| Le taux de l’impôt sur les sociétés est fixé à 25% |
Les obligations sociales
La couverture sociale
Vous avez l'obligation de vous affilier au Régime des Non-Salariés (RNS) afin de bénéficier d'une couverture sociale dès lors que :
- Vous exercez une activité professionnelle en tant que non-salarié ;
- Vous résidez en Polynésie française depuis plus de 6 mois ;
- Vos revenus bruts mensuels individuels sont supérieurs à 87 346 F CFP ou vos revenus bruts mensuels de couple sont supérieurs à 97 346 F CFP.
Le taux de cotisation s'élève à 9,84 % de vos revenus déclarés. Tous les ans, vous avez jusqu'au 31 mars pour nous faire parvenir votre déclaration de revenus pour l'année passée.
Si vos revenus individuels sont inférieurs ou égaux à 87 346 F CFP, ou si vos revenus de couple sont inférieurs ou égaux à 97 346 F CFP, vous devez vous affilier au Régime de solidarité.
Des cotisations volontaires sont également possibles concernant l'accident du travail (recommandé) ainsi que la retraite.
Les embauches
Toute embauche d'un nouveau salarié doit être notifiée via la déclaration préalable à l'embauche (DPAE), à adresser à la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS). La DPAE permet de déclarer le salarié auprès de la CPS et de la Direction du travail, d'immatriculer le salarié, de l'inscrire à la médecine du travail et de demander une visite d'embauche au service de santé au travail.
Les visites médicales
La visite médicale est obligatoire pour tout nouvel employé, avant sa prise de poste ou au plus tard dans les 30 jours suivants.
Déclaration des salaires et de main-d'œuvre (DMO)
Dès lors que vous employez un salarié, il vous faut effectuer tous les mois une DMO, au plus tard le 10 du mois suivant le mois à déclarer. Cette déclaration s'effectue auprès de la CPS.
En tant qu'entrepreneur, certains outils existent pour vous soutenir dans vos prises de décision. Le tableau de bord reprend l'essentiel de votre activité et vous permet ainsi d'avoir une vision globale des résultats que produit l'entreprise. L'objectif est d'établir un plan stratégique concernant vos ventes, votre budget, etc. et donc d'optimiser vos résultats et votre chiffre d'affaires.
Prévenir, piloter, perfectionner : le tableau de bord
Le tableau de bord est donc un outil de gestion qui vous accompagne dans les décisions stratégiques, opérationnelles et financières de votre entreprise.
Afin de suivre la santé financière de votre entreprise et de prendre des décisions stratégiques cohérentes, il est important de se doter d'outils de pilotage performants et adaptés à votre activité.
Le tableau de bord est un excellent moyen de surveiller votre entreprise et d'éviter les difficultés. Il rassemble tous vos indicateurs de pilotage (chiffre d'affaires, nombre de clients, état des stocks, taux d'utilisation des machines, etc.), qui doivent être mis à jour régulièrement. Plusieurs tableaux de bord existent et présentent de nombreux avantages :
- Fixer de nouveaux objectifs pour améliorer les performances de votre entreprise ;
- Suivre et maintenir les performances actuelles ;
- Prévenir les difficultés et autres problèmes ;
- Anticiper le lancement d'un nouveau produit / service ;
- Anticiper un recrutement ;
- Négocier un besoin en financement ;
- Etc.
La première étape est de déterminer les indicateurs que vous souhaitez utiliser pour vous aider dans l'élaboration des objectifs à atteindre. En fonction de votre activité, il existe 4 indicateurs pouvant vous aider :
- Les indicateurs économiques (coûts et résultats) ;
- Les indicateurs physiques (qualité des produits, logistique) ;
- Les indicateurs humains (performance des employés) ;
- Les indicateurs de suivi de projets (avancée d'un projet).
En tant que chef d'entreprise, il vous appartient de choisir quels indicateurs seront utiles pour vos mesures et objectifs.
Les 3 principaux tableaux de bord
1. Le tableau de bord « opérationnel »
Le tableau de bord opérationnel est un outil de pilotage à court terme qui permet de suivre la performance des plans d'action avec l'aide d'indicateurs de suivi de projets (avancée d'un projet). Il permet également de mettre en place des actions correctives.
2. Le tableau de bord « budgétaire » ou de gestion
Le tableau de bord budgétaire est un outil de pilotage à moyen terme qui permet de suivre de près les chiffres réels et de les comparer avec les chiffres prévisionnels. Il permet ainsi de repérer les écarts et d'en déterminer la cause afin de les corriger.
3. Le tableau de bord « stratégique »
Le tableau de bord stratégique est un outil de pilotage à long terme. Il soutient l'organisation et pilotage de la stratégie générale de l'entreprise et permet de transformer les objectifs stratégiques en objectifs opérationnels. Ce tableau de bord sert aussi à analyser les performances et d'ajuster la stratégie ou les moyens déployés pour la mettre en place. À défaut d'avoir un outil de gestion global et automatisé, vous pouvez collecter toutes les données pertinentes via un logiciel comptable, de facturation, de production, etc., ou par vous-même.
Qui peut vous aider ?
Pour la gestion de vos budgets, vous pouvez vous rapprocher d'un expert-comptable. Vous pouvez également vous rapprocher de la Chambre de Commerce (CCISM) qui propose différentes formations aux jeunes entrepreneurs (accompagnement, juridique, etc.).
Il existe également des cabinets de conseils privés pour vous accompagner dans la mise en place d'outils performants.
La gestion d'une entreprise est soumise à de nombreuses obligations, et une mauvaise organisation peut mener à des difficultés qui peuvent affecter les performances de votre entreprise. Voici toutes les informations utiles ainsi que quelques conseils pour mieux piloter votre entreprise.
Les obligations comptables
Toute entreprise se doit de tenir sa comptabilité de façon régulière, peu importe son activité et ses statuts, c'est-à-dire :
- Émettre des factures, sauf pour des ventes de marchandise à des particuliers (hors ventes à distance) ;
- Enregistrer toutes les pièces comptables de façon chronologique et les conserver pendant 10 ans minimum ;
- Recenser les actifs et les passifs de l'entreprise au moins une fois par an ;
- Établir les comptes annuels de clôture de chaque exercice (bilan, compte de résultat, annexe) ;
- Détenir un compte bancaire professionnel.
Les obligations fiscales
Vous devez déclarer auprès de l'organisme responsable votre début d'activité, tout changement concernant votre entreprise (nouvelle activité, changement de domiciliation, nouveau salarié, etc.) ainsi que toute cessation d'activité. Cet organisme responsable dépend de votre activité :
- Activités primaires - Chambre d'Agriculture et de la Pêche Lagonaire (CAPL) ;
- Activités non commerciales - Direction des Impôts et des Contributions Publiques (DICP) ; https://www.service-public.pf/dicp/, https://mesimpots.gov.pf/compte/
- Toutes autres activités - Centre de Formalités des Entreprises géré par la CCISM
Les importations annuelles
Vous devez déclarer le montant de vos importations annuelles (en valeur CAF) avant le 31 janvier de l'année en cours, pour les importations de l'année précédente.
Valeur CAF : valeur du bien à la frontière du pays importateur, avant paiement des impôts et droits, et à laquelle on rajoute les frais de transport et d'assurance nécessaires à son arrivée sur le territoire.
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
Toute personne exerçant une activité économique non-salariée est assujettie à la TVA, sauf pour les produits et services exonérés :
- Les produits de première nécessité
- L'essence, le fioul, le gazole et le gaz
- Les objets d'artisanat traditionnels s'ils sont vendus directement par leur fabricant
- Les produits de l'agriculture ou de la pêche non transformés
- Les exportations de biens
- Les prestations de services directement liées à l'exportation
- Les prestations des professions médicales et paramédicales
- Les locations de logements ou de locaux nus ou meublés
- Le transport interinsulaire de marchandises
La TVA a 3 taux différents :
- Taux réduit de 5 % - Produits alimentaires, prestations de services relatives au transport de voyageurs, à l'hébergement dans les établissements hôteliers, à la fourniture d'électricité
- Taux intermédiaire de 13 % - Toutes prestations de services non exonérées et non soumises au taux réduit
- Taux normal de 16 % - Tous les produits, sauf les produits exonérés ou soumis au taux réduit
Toute entreprise assujettie à la TVA doit déclarer sa TVA et la reverser à la Recette des impôts (DICP), selon les modalités et les délais imposés par leur régime de TVA.
Entreprises soumises à l’impôt sur les transactions avec déclaration du CA annuel (hors TVA) | Entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés avec déclaration des bénéfices ou revenus |
|---|---|
| Entreprise individuelle (EI) | Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) – Si l’option impôt sur les sociétés a été choisie |
| Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) | Société à responsabilité limitée (SARL) |
| Société en nom collectif (SNC) | Société en nom collectif (SNC) – Si l’option impôt sur les sociétés a été choisie |
| Société anonyme (SA) | |
| Société par actions simplifiée (SAS) | |
L’impôt sur les transactions :
| Le taux de l’impôt sur les sociétés est fixé à 25% |
Les obligations sociales
La couverture sociale
Vous avez l'obligation de vous affilier au Régime des Non-Salariés (RNS) afin de bénéficier d'une couverture sociale dès lors que :
- Vous exercez une activité professionnelle en tant que non-salarié ;
- Vous résidez en Polynésie française depuis plus de 6 mois ;
- Vos revenus bruts mensuels individuels sont supérieurs à 87 346 F CFP ou vos revenus bruts mensuels de couple sont supérieurs à 97 346 F CFP.
Le taux de cotisation s'élève à 9,84 % de vos revenus déclarés. Tous les ans, vous avez jusqu'au 31 mars pour nous faire parvenir votre déclaration de revenus pour l'année passée.
Si vos revenus individuels sont inférieurs ou égaux à 87 346 F CFP, ou si vos revenus de couple sont inférieurs ou égaux à 97 346 F CFP, vous devez vous affilier au Régime de solidarité.
Des cotisations volontaires sont également possibles concernant l'accident du travail (recommandé) ainsi que la retraite.
Les embauches
Toute embauche d'un nouveau salarié doit être notifiée via la déclaration préalable à l'embauche (DPAE), à adresser à la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS). La DPAE permet de déclarer le salarié auprès de la CPS et de la Direction du travail, d'immatriculer le salarié, de l'inscrire à la médecine du travail et de demander une visite d'embauche au service de santé au travail.
Les visites médicales
La visite médicale est obligatoire pour tout nouvel employé, avant sa prise de poste ou au plus tard dans les 30 jours suivants.
Déclaration des salaires et de main-d'œuvre (DMO)
Dès lors que vous employez un salarié, il vous faut effectuer tous les mois une DMO, au plus tard le 10 du mois suivant le mois à déclarer. Cette déclaration s'effectue auprès de la CPS.